NEYDENS
- Histoire
Situé sur un site gallo-romain,
le village garde une trace significative de l'importante
voie romaine qui reliait Annecy à Genève : une borne
miliaire incorporée sous la forme d'une colonne au monument
aux morts (1914-18) érigé face à l'église. Le toponyme
Noidans apparaît au XIIe siècle (Noidan ou " le domaine
de Nodo ", nom d'homme) serait d'origine germanique,
datant probablement de l'époque où les Germains s'installèrent
dans la Sapaudia gallo-romaine.
Au Moyen-Age, la plus grande partie du village appartenait
à l'évêché de Genève.
De ce fait, Neydens resta dépendance genevoise en 1536
(invasion bernoise) avant d'être rétrocédée en 1754
(Traité de Turin) au roi de Sardaigne. |
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Le
village retrouvait ainsi son unité territoriale, puisque
géographiquement une petite partie était restée propriété
des Savoie, et donc son unité confessionnelle quand
l'église, d'origine romane, fut transformée en temple
protestant.
Menaçant de s'effondrer, elle fut détruite au tournant
du vingtième siècle quand fut érigée l'église actuelle
(de style néo-gothique) dédiée elle aussi à saint Laurent.
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Face à celle-ci,
on remarque une curieuse croix de pierre (début du
XIXe siècle) ornée des insignes de la passion. Au
lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les paroissiens
firent construire une petite chapelle en l'honneur
de Notre-Dame de la Paix qui protégea leur localité
tandis que certains villages voisins furent douloureusement
marqués.
La carrière de grès ou de molasse de Verrières creusée
à même le flanc du Salève (massif préalpin) alimentait
encore au dix-neuvième siècle les chantiers de construction
de Genève.
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| De par sa situation géographique
qui la place désormais au cœur d'un carrefour européen
très actif, cette commune aura connu les avantages et
les vicissitudes des territoires frontaliers modifiés
par des tracés géopolitiques conclus entre états. Sentiers
GR - route de Compostelle avec gîte-étape. |
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